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Episode 24 : Koula Kanamakasy, Lutte et sensibilisation contre les rixes entre quartiers

Le Bois-lAbbé : une véritable ville à lintérieur dune ville. Ce quartier qui compte près de 15 000 habitants est régulièrement le théâtre de bagarres entre les jeunes de différentes cités. Pour lutter contre ces violences et ramener une vraie cohésion sociale en ces lieux, Koula Kanamakasy et ses amis ont mis sur pied une association : Kana Jeunesse dAvenir.

D’un bac pro à la fondation d’une association

Koula Kanamakasy a passé plus de trente ans de sa vie au Bois-l’Abbé. Ce quartier de Champigny-sur-Marne est une véritable ville à l’intérieur de la ville, avec ses commerces, ses écoles, son collège, son lycée…

Comme beaucoup d’autres avant lui, Koula Kanamakasy est poussé par ses professeurs à aller en bac pro. L’intitulé, « Équipement technique et énergie », lui laisse penser qu’il s’agit d’un cursus sur l’informatique. Sa déception est immense quand il se retrouve avec un bleu de travail, une scie à métaux et des chaussures de sécurité le jour de la rentrée.

Malgré tout, il s’accroche, obtient son diplôme et saute directement dans le monde du travail. En une vingtaine d’années, il a tout fait, a travaillé dans des usines, été intérimaire, en CDI, entrepreneur… Toutes ces expériences accumulées lui ont permis d’accumuler un solide bagage qui l’aide énormément aujourd’hui dans son travail.

Désormais âgé de 41 ans, Koula Kanamakasy est responsable coordinateur de l’association Kana Jeunesse d’Avenir qu’il a lui-même fondée en 2016. 

Kana Jeunesse d’Avenir pour animer les quartiers

Le projet de Kana Jeunesse d’Avenir est arrivé un peu par hasard. Au départ, Koula Kanamakasy, ses frères et des amis se réunissaient derrière chez ses parents pour organiser des barbecues et des tournois. Ce qui, au départ, n’était qu’un événement privé entre copains a pris au fur et à mesure beaucoup d’ampleur.

De plus en plus de jeunes ont voulu participer à ces journées, et des parents se sont mis à en réclamer davantage. Face à ce succès, des élus de la ville se sont penchés sur le projet, qu’ils trouvaient très bien, mais qu’il était nécessaire d’encadrer légalement.

Koula Kanamakasy a toujours eu envie de faire de l’associatif, précisément dans une structure de solidarité internationale. Mais entre le travail et la famille, ce n’était jamais le bon moment pour se lancer. Il a donc sauté sur l’occasion pour se lancer, et c’est ainsi qu’est née Kana Jeunesse d’Avenir.

Aujourd’hui, la structure compte 20 bénévoles actifs et près de 400 adhérents, elle bénéficie de subventions de l’État et possède des locaux. Elle a très rapidement pris de l’ampleur, car elle répondait à un réel besoin, une réelle demande de la part des habitants de Bois-l’Abbé.

Tout le temps, on réclame à Koula Kanamakasy et ses collègues de nouveaux événements, et dès que l’un d’eux est organisé, c’est le succès assuré. Que ce soient les enfants, les adolescents ou les parents, tout le monde s’investit, tient des stands, prend part aux activités. Kana Jeunesse d’Avenir arrive réellement à réunir les membres du quartier autour de projets communs et à animer l’espace public.

En parallèle, l’association accompagne les jeunes qui ne savent pas quoi faire de leur avenir, en leur donnant des conseils ou en les mettant en relation avec des structures compétentes.

Lutte et sensibilisation contre les rixes entre quartiers

Mais Kana Jeunesse d’Avenir a plusieurs cordes à son arc. En plus de ses événements familiaux et de son aide à l’insertion professionnelle, elle œuvre pour la paix sociale et la réconciliation entre les quartiers. Depuis des décennies, les jeunes de Bois-l’Abbé sont en « guerre » contre ceux des Hautes Noues de Villiers-sur-Marne. Si ceux à l’origine de ces conflits sont aujourd’hui adultes et loin de tous ça, leurs enfants et leurs petits frères et sœurs continuent ces rixes insensées.

Pour Koula Kanamakasy et les autres bénévoles de l’association, cette situation ne peut plus durer. Les violences s’accélèrent et ne mènent nulle part, des jeunes sont blessés, peuvent finir par être tués…

Afin de mettre un stop à cette situation, Koula pris donc l’initiative via son réseau de prendre contact avec les « grands » du quartier des Hautes Noues pour organiser une rencontre entre les jeunes des deux quartiers. Le but était de leur montrer la futilité de ces bagarres. À travers des échanges, puis des tournois, des activités et même un voyage, les jeunes ont appris à se fréquenter et à collaborer. Si, au départ, ils restaient en deux groupes séparés, ils ont fini par se mélanger, et de belles amitiés sont nées.

Pour Koula Kanamakasy, l’avenir est désormais entre les mains de ces jeunes. Lui et son association ont servi de relais pour réunir les deux villes. Aujourd’hui, les jeunes de Villiers-sur-Marne et de Bois-l’Abbé organisent leurs propres événements entre eux. Comme quoi, ils avaient simplement besoin d’un coup de pouce pour, à leur tour, créer de belles choses.

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