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Episode 14 : Découvrir la culture avec Moussa Ndiaye et l’association Win-Win

février 03, 2021

Avec l’association Win-Win, Moussa Ndiaye et les bénévoles se sont donné une mission : faciliter l’accès à la culture aux jeunes des quartiers. Leur projet prend forme à travers diverses actions qui ont toutes pour objectif d’accompagner les plus jeunes dans la réussite de leur parcours professionnel et personnel.

Moussa Ndiaye : l’enseignement au-delà de l’école

Âgé de 28 ans, Moussa Ndiaye a passé toute sa vie à Bagnolet. Ancien animateur, il est aujourd’hui professeur de sciences économiques et sociales dans un lycée du 93 et l’un des fondateurs de l’association Win-Win.

Depuis longtemps, Moussa Ndiaye était très attaché à la culture au sens large. Néanmoins, il a réalisé bien vite qu’un seul type de culture était valorisé dans un parcours scolaire, une culture légitime qui englobe les auteurs « classiques ».

Sauf que la culture est bien plus vaste que Victor Hugo et Voltaire ! Quid des mangas, par exemple ? C’est avec ce constat que Moussa Ndiaye et ses amis ont fondé il y a quatre ans l’association Win-Win.

Leur objectif est dans un premier temps de favoriser l’accès à la culture dite « classique » dans les quartiers et de rehausser la culture plus populaire. Tout est bon à prendre dans la culture et pourra servir dans la vie et le parcours de chacun. Moussa Ndiaye lui-même reconnaît avoir appris énormément de choses sur le Japon et les mythologies asiatiques simplement en lisant des mangas.

Mais Win-Win ne se limite pas à la culture et met en place bien d’autres projets à destination des jeunes.

Win-Win : il y a toujours quelque chose à gagner

Le nom « Win-Win » n’était pas une évidence au départ. Lorsque Moussa Ndiaye et ses amis se sont réunis pour créer cette association, ils avaient en tête de s’appeler « Les Couturiers », en référence à leur quartier, les Coutures. Mais on risquait de ne pas comprendre ce qu’ils proposaient, il leur fallait un titre plus pertinent.

Avec cette association, leur but est toujours d’apporter quelque chose aux gens, qui seront tout le temps gagnants. C’est ainsi que leur est venue l’idée de « Win-Win », plus accrocheuse que « Gagnant-Gagnant », il faut le dire.

Aujourd’hui composée d’une trentaine de bénévoles, Win-Win se découpe en deux parties : une pour les étudiants et jeunes adultes, et une pour les collégiens et lycéens, Win-Win Junior. L’association met en place diverses actions pour accompagner les jeunes et les ouvrir à différentes thématiques.

C’est ce qu’elle fait notamment avec ses conférences-débats, où tout le monde se réunit pour échanger sur un sujet en particulier, comme les inégalités hommes-femmes ou la déviance de la délinquance. Dans ce genre d’événement, chacun a droit à la parole, les bénévoles veulent avant tout que les participants se sentent chez eux, à l’aise, légitimes à parler.

D’autres actions ont également été mises en place, comme des voyages solidaires au Sénégal et au Maroc pour aller planter 1 000 arbres. Ce projet n’a pas été imposé aux jeunes, au contraire, ce sont eux qui, lorsqu’on leur a demandé ce qu’ils souhaitaient faire, ont décidé d’agir pour l’environnement.

À force de voir l’association bouger et réussir dans ce qu’elle entreprend, les jeunes sont motivés et s’investissent d’autant plus. On peut le dire, une vraie méthode gagnant-gagnant.

Une association pour l’insertion professionnelle

Win-Win est certes là pour accompagner les jeunes pendant leur parcours scolaire, mais elle ne propose pas de soutien à proprement parler. Bien sûr, comme le précise Moussa Ndiaye, il peut mettre à profit son métier de professeur de SES pour aider les membres de l’association, et même chose pour ses collègues bénévoles. Néanmoins, ce n’est pas leur but premier.

Au lieu de remplacer l’école, Win-Win veut plutôt la compléter en apportant de nouvelles connaissances aux jeunes. C’est déjà ce qu’elle fait en les ouvrant à la culture populaire et en facilitant les accès à la culture classique.

Mais au-delà de cela, l’association propose un véritable mentorat scolaire. Le but est d’apporter des compétences et des savoir-faire qui sortent du cadre scolaire, mais qui demeurent essentiels. L’éloquence et l’art oratoire en sont le parfait exemple. Les jeunes qui apprennent à bien parler pourront réutiliser cette compétence à l’école, dans leur vie de tous les jours, lors d’entretiens d’embauche, puis dans le monde du travail en général.

Toutes ces connaissances sont de véritables forces qui soutiendront les jeunes et les aideront dans leur insertion professionnelle. 

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