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Episode 12 : Ne jamais baisser les bras, comme Aladine Zaiane

janvier 20, 2021

Des claques, Aladine Zaiane en a reçu au cours de sa vie. Et pourtant, ce vidéaste de 34 ans n’a jamais baissé les bras, bien au contraire. Son parcours ne fut pas un long fleuve tranquille, ce qui lui a conféré une véritable rage d’avancer et de faire ses preuves. Et c’est cette rage qui lui a permis de s’insérer dans le milieu qui le passionne : l’audiovisuel.

Le journalisme : une évidence

Depuis le collège, c’est une évidence pour Aladine Zaiane : il souhaite devenir journaliste. Fils d’immigrés, il s’interroge beaucoup sur le monde qui l’entoure, et particulièrement sur la France, ce pays dont il se sent rejeté. Son objectif ? Raconter la France à travers des thématiques sociétales, comme l’immigration ou les banlieues.

Très jeune, il s’intéresse donc à diverses œuvres littéraires et audiovisuelles. Pour lui, c’est un véritable désir de revanche qui l’anime et le pousse vers la voie du journalisme. Il veut prouver de quoi il est capable et est prêt à tout pour ça.

Avec un bac ES en poche, Aladine Zaiane se lance par la suite dans une licence de sciences politiques. Il poursuit son objectif d’atteindre le monde du journalisme, mais il rate le concours d’entrée à Sciences Po et devient alors chauffeur livreur. Un premier échec qui ébranle quelque peu sa motivation et ses ambitions.

Un autodidacte prêt à « hacker le game »

En parallèle de ses petits boulots, Aladine Zaiane tente de reprendre des études de journalisme qui ne se concrétisent pas. Il finit par avoir une opportunité en or : obtenir une alternance au sein de l’AFP, la célèbre agence de presse mondiale.

Pour ça, il travaille comme un forcené afin de préparer le concours d’entrée, au point d’apprendre le portugais qu’il ne parlait absolument pas jusque-là. Après six mois de révisions intensives, au moment de passer l’examen, le verdict tombe : il a dépassé l’âge pour s’inscrire dans ce type de formation.

Énorme coup dur pour Aladine Zaiane, qui se laisse une nouvelle fois totalement décourager. Mais après une période à broyer du noir, il décide de remonter à la surface. On ne veut pas de lui dans le monde du journalisme ? Qu’à cela ne tienne, il se formera tout seul.

Profondément remotivé, Aladine Zaiane achète du matériel et se lance dans l’audiovisuel. Il commence à tourner des reportages, des documentaires, afin de les proposer par la suite. Sa web-série Seul le travail paye, centrée sur le quotidien d’un club de football, remporte un concours audiovisuel. Dès cet instant, la machine est lancée.

Des échecs jusqu’à Kourtrajmé

Pendant quelques années, Aladine Zaiane va se faire une petite place dans le milieu de l’audiovisuel. Il n’en vit pas encore, mais son nom commence à être connu et reconnu. En parallèle, il ne renonce pas à ses ambitions d’être journaliste et il postule dans divers médias afin d’intégrer leurs rédactions.

Malheureusement, il n’essuie que des réponses négatives. Par dépit et sans trop y croire, il finit par postuler à une offre sur Instagram pour intégrer Kourtrajmé, une école de cinéma. Toujours sans grande conviction, il passe les entretiens, en même temps que 700 candidats.

Et finalement, on le rappelle : il est sélectionné pour intégrer l’école, avec une quinzaine d’autres participants. Aladine Zaiane n’y croit pas, et pourtant, c’est vrai. On lui donne enfin la chance qu’il attendait.

Aujourd’hui, il avance et évolue toujours dans ce milieu de l’audiovisuel, bien décidé à s’y faire une place durable. Mais Aladine Zaiane n’oublie pas d’où il vient. La leçon qu’il aura retenu de son parcours est celle-ci : il a eu besoin qu’on lui tende la main et qu’on l’encourage pour avoir confiance en lui et en ses capacités. Et ces encouragements, Aladine Zaiane s’en est servi non pas pour gonfler son ego, mais pour avancer et trouver la voie professionnelle qui lui correspondait vraiment.

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