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Episode 13 : de l’échec scolaire à la tête de liste municipale

« Si tu rates ton bac, tu as raté ta vie. » Cette phrase, nombreux sont les jeunes à l’avoir entendue. Et à l’avoir prise pour argent comptant. Pourtant, Adel Amara est la preuve vivante que cet adage est faux. Dans sa jeunesse, cet habitant de Villiers-sur-Marne a raté trois fois son bac. Aujourd’hui, à 30 ans et quelques, il prépare une thèse en droit et est l’un des élus de la mairie de sa ville.

Quand les échecs rendent plus fort

L’échec, Adel Amara l’a bien connu. Après avoir tenté trois fois, en vain d’obtenir le bac, il abandonne. Il enchaîne les petits boulots en intérim pour gagner des sous, et l’un de ces jobs lui plaît particulièrement : animateur.

Mais pour beaucoup, ce n’est pas un « vrai » métier. Adel Amara éprouve le jugement de ses pairs quand il dit ce qu’il fait dans la vie. Dans ce monde du travail qu’il a intégré faute de mieux, il ne se sent pas à sa place. On le néglige, on le méprise, tout ça parce qu’il n’a pas de diplômes. Il fait alors le triste constat que sans ces précieux bouts de papier, on n’a tout simplement pas droit à la parole.

Si la confiance en lui d’Adel Amara en prend un sacré coup, il ne se laisse pas abattre, et à 22 ans, il passe une équivalence du bac. Grâce à cela, il s’inscrit en fac de droit et obtient une licence et un master avant de commencer un doctorat. Désormais enseignant à la fac, il prépare sa thèse en histoire du droit public.

Comme le jeune homme le dit lui-même, il est le fruit de l’échec. Il a dû batailler pour avancer, mais il y est arrivé, et c’est sa plus grande fierté. Toutefois, malgré ce parcours impressionnant, Adel Amara demeure humble et souhaite ne jamais être arrogant envers les autres comme on l’a été envers lui.

Ce qu’il veut avant tout, c’est aider les autres, ce qu’il fait avec brio avec son travail associatif.

C’noues et MixCité : un engagement social

Depuis quelques années, Adel Amara est membre de plusieurs associations de Villiers-sur-Marne. Il a même été élu président de C’noues, dont il était bénéficiaire durant sa jeunesse.

Cette structure, un club de futsal à vocation social, lui a énormément apporté et l’a aidé à reprendre confiance en lui. Il souhaitait donc rendre ce qu’on lui avait donné et s’engager auprès des jeunes pour les accompagner comme on l’avait fait pour lui.

Avec C’noues, Adel Amara effectue un véritable travail social. Néanmoins, il voulait aller encore plus loin, avec des actions « coups de poing ». Pour ne pas compromettre son association, il en crée une autre, MixCité, à travers laquelle il se positionne clairement et sans complexes sur des causes sociales et politiques.

De l’associatif à la politique

Petit à petit, alors qu’Adel Amara continue son action avec MixCité et C’noues, on lui suggère de se présenter pour les élections municipales de Villiers-sur-Marne. D’abord amusé, il finit par prendre l’idée au sérieux.

En effet, avec C’noues, il participait à diverses réunions et rencontres au cours desquelles des institutions réclamaient des fonds pour tel ou tel projet associatif. Or, il connaissait la réalité du terrain et savait bien que ces fonds ne serviraient jamais à la population de Villiers-sur-Marne.

À l’inverse, son association se montrait efficace, notamment en calmant un gros conflit entre les jeunes de Villiers-sur-Marne et de Champigny. Avec très peu de moyens, Adel Amara et son équipe faisaient bouger les choses. Que pourraient-ils faire avec des fonds ? Bien plus !

Et c’est ainsi qu’il se présente en tête de liste pour les élections municipales 2020. Il unit pour cela tous les petits partis de gauche, morcelés dans toute la ville. Résultat : il obtient trois sièges d’élus, une grande victoire.

Mais cette nouvelle responsabilité n’éloigne pas Adel Amara de ses ambitions. Son objectif est toujours d’aider les jeunes et les habitants de sa ville, et c’est ce qu’il compte faire, notamment en instaurant des projets pour la jeunesse. Ainsi, d’autres adolescents en situation d’échec pourront réaliser comme lui que les barrières n’existent pas et qu’avec un peu de persévérance, ils réussiront, eux aussi.

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